Merci à Valérie pour cette transcription/traduction 😉
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NaZa : combien de victimes civiles sont “acceptables”
https://www.youtube.com/watch?v=DLgGNdGolos – Allez, monsieur Cohen, c’est à vous. – Très bien. Alors, NaZa c’est l’acronyme de l’intitulé d’un documentaire qui a eu le premier prix à Venise et avec une standing ovation de 25 min ! De quoi parle ce documentaire ? Ce sont deux cinéastes israéliens qui ont interviewé 24 soldats israéliens sous couvert de l’anonymat absolu et qui ont révélé en fait des choses qu’on connaît. C’est-à-dire qu’est-ce qu’ils ont révélé ? Ils ont révélé que l’armée israélienne… Disons d’abord une chose, c’est que NaZa en hébreu veut dire dommages collatéraux. Dommage collatéraux, c’est-à-dire le le cas le plus courant et d’ailleurs c’est quasiment officiel. Vous savez, les Israéliens adorent assassiner des opposants et en général, ils aiment bien les assassiner chez eux dans leur maison ou de leur appartement. Bon, on a vu les derniers exemples en Iran par exemple ou à Beyrout et parfois cette personne là, elle habite dans un appartement et l’appartement se trouve dans un immeuble. Et comment faire ? Ben vous savez, les sionistes, ils s’embarrassent pas, ils détruisent l’immeuble. Alors ce qui est important et dont j’aimerais vous parler, c’est pas tellement ce que font les Israéliens ou ce qu’on fait les Israéliens parce qu’ils le font depuis 80 ans. Enfin bon, c’est vrai qu’à Gaza, ils l’ont fait à une échelle jamais atteinte. Voilà. Mais la différence enfin c’est le choc que ce film a créé en Israël. Les médias, les hommes politiques à peu près à 95 % ont été choqués non pas par les révélations mais par le fait que des auteurs juifs aient pu réaliser un tel documentaire qui porte atteinte à Israël, à son prestige, à sa morale et qui évidemment considèrent cela comme totalement erroné. Et ça c’est le changement important qui arrive dans la société israélienne. Vous savez, la société israélienne, comme j’ai eu l’occasion de le dire, était une société très libérale avec une presse éminemment libre. Et lorsqu’il y avait des lanceurs d’alerte de ce genre, c’est vrai que ça faisait grincer des dents, mais ils étaient félicités, parce que ça ramenait l’Israélien dans une espèce de morale. Ils disaient « Vous voyez, on n’est pas si cyniques que ça. On n’est pas des criminels. Certes, on a fait quelque chose de mal, mais regardez un tel il a fait un documentaire, il a fait un film et cetera. Bravo ! » Et je vais vous donner un exemple concret. En 1982, l’armée israélienne a envahi le Liban jusqu’à Beyrout. Bon, je sais pas si certains d’entre vous ont vu ces images, mais c’est vraiment une armée de conquête conquérante et des généraux se sont installés dans les grands hôtels de Beyrout et donner des instructions. C’était un peu comme les Nazis à Paris quoi. Et c’est à cette occasion qu’il y a eu Sabra et Chatila. Il y a eu pas mal d’exactions et cetera. Toujours est-il que d’abord il y a eu une commission de la Cour suprême qui a fait l’analyse des exactions commises et puis il y a eu un cinéaste, je me souviens pas du nom.. On peut facilement le retrouver… Le film date des années 90, c’est un film d’animation. Je sais plus comment il s’appelle. Il a été projeté à Paris, et qui avait fait grand bruit et cetera et on avait fait grand cas de ce film. Bah oui, parce que après tout les gens se disaient là vraiment c’est extraordinaire quand même de voir. Vous savez, l’armée française ne s’est jamais excusée de ce qu’elle a fait en Algérie par exemple. Voilà. Bon, basta. de Gaulle, il a signé, il a fait passer une loi au Parlement français, il a amnistié tous les militaire. Voilà, ça y est, il y a rien eu. Voilà. Alors que les Israéliens, il y a il y a des films, il y a des documentaires. Mais en Israël ceux qui font ça ont eu jusqu’à présent une très bonne réputation. parce que ça faisait partie du mythe sioniste. Or, cette fois-ci, ça n’a pas marché. Ça n’a pas marché justement et c’est là où on voit que la société israélienne est devenue, c’est le changement radical de la société israélienne. C’est-à-dire que c’est une société qui n’accepte plus de voir ses propres crimes. Or en fait les crimes. Je sais pas si le documentaire parle de ces crimes, mais ces crimes de Gaza, ils ont été déclarés Urbi et Orbi, comme on dit en latin, vous savez. Il a dit entre autres : nous allons leur couper l’eau, l’électricité, la nourriture en plus de les bombarder bien sûr, mais ça veut dire on va les étrangler : pas de soins, pas de médicaments, pas d’eau, rien. C’est un crime de guerre ça. Les civils n’ont rien fait et et ça a été une déclaration officielle. Et c’est même pas une déclaration, il y a eu des dizaines de déclarations comme ça. Moi, j’ai posté des vidéos. Bon, je n’ai pas posté beaucoup parce que j’ai pas envie non plus d’embêter les gens. Vous savez les bon au bout de deux trois vidéos mais j’ai posté des vidéos avec un officier supérieur israélien disant à ses soldats en hébreu, « il faut tuer n’hésitez pas à tuer les enfants palestiniens même en bas âge ». Pourquoi ? parce que ce sont des futurs ennemis. Donc les crimes de guerre, ils ont ça dans le sang. Et vous savez ça remonte à loin. C’est pas quelque chose de nouveau. Ce qui est nouveau, c’est que avant, disons jusqu’à il y a 10 20 ans, les sionistes libéraux avaient la haute main sur la presse, la politique, et cetera. il y avait cette espèce d’héritage libéral socialiste, syndicaliste, communiste, et cetera, qui était réel mais qui d’ailleurs la population religieuse en Israël il y a 50 ans ne représentait pas 2 %. Aujourd’hui, c’est quasiment 50 %. Or, il y a plusieurs épisodes où il y avait des guerres, mais ces guerres avaient la particularité suivante. Pour eux c’est entré dans les mœurs et c’est probablement ce que le documentaire a montré. Encore une fois, moi je sais pas, j’ai essayé de savoir ce qu’il contient réellement mais je n’y suis pas arrivé. Mais il est probable que c’est ce qu’il contient et c’est ce que les Israéliens ne veulent pas voir. Avant ils aimaient bien voir ça. C’est-à-dire ils aimaient bien que quelqu’un leur dise : Voilà ce qu’on a fait. Voilà. S’il perd un fils à dans la guerre, il faut qu’il dise « Mon fils, il est mort pour la patrie. C’est un mec bien, il a défendu » et il n’est pas question qu’il dise quoi que ce soit, pourquoi cette guerre et cetera. » Donc c’est une société qui est devenue tellement il a il a une chape de plomb qui pèse sur les gens mais en même temps c’est des gens à qui on a dit, « nous nous sommes le peuple élu, nous avons une éthique » et cetera mais il y a des gens qui deviennent dingues. Vous savez les gens ont une conscience. J’ai entendu des témoignages, il y a des soldats qui ont 30 ans, qui ont des gamins chez eux et qui sont poursuivis, ils font des cauchemars. On peut pas assassiner des bébés et des gamins de 2 ans comme ça, bien visés dans la tête et rentrer chez soi et dire, « C’est formidable, la vie est belle et cetera. » C’est pas vrai. Les gens ont forcément une conscience, mais ils ne veulent plus l’avoir. C’est ça qui est terrible. Et donc et il y a une hystérie collective qui est en Israël contre ces deux qui leur foutent comme ça dans le miroir là. Ils leur disent, « Voilà ce que vous êtes. Voilà ce que nous sommes devenus, des criminels pire que les nazis ». Et ça ils ne supportent pas au point que et ça c’est moi quand j’ai enfin j’ai entendu ça c’est c’est le summum. Ce sont des Israéliens. On veut le retirer la nationalité israélienne. Comment peuvent-ils retirer la nationalité à des juifs qui ont le droit d’y être constitutionnellement parlant ? En tout cas, pour conclure, j’ai souvent parlé de la destruction de la société israélienne de l’intérieur, de l’effondrement de cette société. Et ça c’est un signe de plus extraordinaire qui montre que c’est une société qui va vers sa perte, vers sa déchéance. Elle le sait et elle n’y peut rien et il faut qu’ qu’elle aille jusqu’au bout. C’est ça qui est terrible. Faut qu’elle aille jusqu’au bout de cette logique là. Voilà ce que ce film que nous pourrons voir au mois de novembre. Voilà ce que ce documentaire m’a inspiré et voilà, j’espère qu’il vous a donné un peu une petite idée de ce qu’est la société israélienne. – Oui, vous m’entendez monsieur Cohen ? – Donc moi j’en ai une monsieur Cohen, pour commencer. – Ça dépend des sociétés. C’est dire pour Israël. Alors, est-ce que est-ce que vous parlez des victimes palestiniennes ou des victimes israéliennes ? vis-à-vis d’un point de vue israélien. D’un point de vue israélien, pour l’Israélien, il y a pas de limite de de dans le nombre des victimes palestiniennes. Ça veut dire que pour les Israéliens, l’idéal serait de les exterminer tous. Et d’ailleurs, c’est leur objectif. Seulement, ils ne le font pas parce que c’est trop gros, ça se verrait. Voilà. Mais ils ont assassiné directement 100 000 Palestiniens à peu près, vous savez et indirectement peut-être 200 000 parce que il y a beaucoup de Palestiniens qui sont morts de faim, de froid, de maladie qui sont dans les décombres des immeubles, mais ça on les a pas compté. Pour les Israéliens, il y a pas de limite. C’est-à-dire que pour eux, de toutes les façons, leur objectif c’est soit de tuer tous les gazouis et ceux qui restent, il faut qu’ils partent. Donc c’est ça qui si vous voulez dans leur doctrine encore une fois j’ai fait cette référence biblique. Pourquoi j’ai parlé de cette référence biblique dont sont imprégnés aujourd’hui – pas avant et pas il y a 50 ans, mais aujourd’hui 60 % peut-être des Israéliens sont imprégnés de cette culture biblique ou 70 %. Et que leur dit cette culture biblique ? Ça veut dire qu’historiquement parlant quand les juifs sont installés en terre d’Israël, il a fallu qu’ils assassinent des peuplades entiers. , d’accord ? C’est-à-dire du nourrisson jusqu’au vieillard. Donc, ils ont cet état d’esprit regardez comment quand il bombardent des immeubles, mais ils en ont rien à fiche du nombre, enfin des centaines de personnes qui y vivent. Voilà. Donc de leur point de vue vis-à-vis des Palestiniens, il y a pas de limite. Voilà. Et c’est pour eux encore une fois pour les sionistes, les Arabes, et c’est ça qui me fait mal au cœur quand je parle des Arabes parce que il y a beaucoup d’arabes qui pensent qu’on peut s’entendre avec des sionistes. Malheureusement, ils n’ont rien compris mais bon, tant pis pour eux hein. Pour les sionistes, les Arabes, c’est quantité négligeable. C’est même pas des animaux. À la limite, les animaux aujourd’hui en Israël, avant il y avait on voyait pas de chiens. Aujourd’hui, beaucoup d’Israéliens ont des chiens et cetera et ben ils traitent mieux leurs chiens que les Palestiniens. Q: Avant de d’enchaîner sur une autre question, est-ce que vous pensez que le CRIF va tout faire pour empêcher la diffusion de ce film en France ? – Oui, il le fera. Mais non, mais de toutes les façons, je pense pas qu’il puisse le réussir. Pourquoi ? Parce que ce film, les auteurs ont décidé de le mettre sur les réseaux sociaux gratuitement. Voilà. Très bien. Alors, une autre question, monsieur Cohen. – Bon, c’est-à-dire vis-à-vis des sionistes, encore une fois, les sionistes ont une autre vision. C’est le processus colonial, c’est le processus d’imagerie coloniale qui est en œuvre. Et donc il ne connaît pas de limite. La seule limite les Américains n’avaient pas besoin des indiens c’est pour cela qu’ils les ont assassiné. Ils avaient les noirs comme esclaves. Mais s’ils avaient pensé à les faire travailler comme esclaves, ils les auraient pas tué. Mais puisque ils avaient les noirs comme esclaves, ils pensaient que les Indiens, bon de toute façon ça compte pas donc on les tue. Mais ils ont assassiné 90 % des Indiens méthodiquement. Ils ont fait en sorte de tuer le maximum des bisons. Vous savez le bison c’est la base de la survie des indiens parce qu’il y a la viande, il y a la peau, la peau qui sert pour faire les tentes, les habits et cetera, les mocassins. Donc ils tuaient les bisons. de manière à ce que les Indiens n’aient pas de quoi… (un peu comme Gaza, où on détruit les hôpitaux, on détruit les écoles etc) de manière à ce que les autres crèvent, ou bien ils leur donnaient des couvertures avec des virus dans les couvertures, des virus de variole et cetera pour les exterminer. Mais c’était des gens ces Américains, ils faisaient ça et ils allaient à l’église le dimanche remercier le Seigneur de la bonté qu’Il avait de leur donner cette terre et cetera. Vous imaginez la schizophrénie. En fait on a vu ce phénomène dans toutes les relations de type colonial et on le voit en Israël et on l’a vu avec les.. en fait il y a pas de limites dans la mentalité des gens qui tuent parce que pour eux face à eux ce sont pas des êtres humains qui tuent. Voilà. – Merci monsieur Cohen. Alors Rat, tu es là ? – Bon c’est un sujet que j’ai traité de plusieurs manières et sous plusieurs angles. Il serait trop long de le reprendre mais disons pour simplifier peut-être une autre fois on reprendra ce thème si vous voulez, je dirais que ça n’a pas toujours été le cas. D’accord ? C’est-à-dire jusque dans les années 1950, ça veut dire pendant 15 siècles avant 1950, les juifs ont subi les foudres de la part des chrétiens, des musulmans, de tout le monde, des Causaques,… d’accord ? Pendant 15 siècles, ils ont trinqué. Il faut le dire, c’est la réalité. Alors bon et les partout d’accord ils ont trinqué, voilà c’était l’instabilité, c’était aller ici… On était chassé là et cetera donc à partir des années 50 la création d’Israël d’une part le capital de la choa bien exploité d’autre part, plus une organisation unitaire très costaud si vous voulez par exemple vous avez quelques milliardaires aux États-Unis et ben ils mettent leurs milliards au service d’Israël et du peuple juif. Voilà ce que ne font aucun autre peuple. Aucun. Donc ces facteurs ensemble ont fait que le peuple juif effectivement a fait un redressement extraordinaire, c’est-à-dire de minorités chassées et cetera. Je vais pas revenir sur l’histoire.. Cela fait une minorité qui contrôle l’Occident au moins. Voilà. Mais tout ça à mon avis est provisoire. Vous savez en histoire rien ne dure et surtout vous savez par exemple quand je dis rien ne dure, à tous ces projets coloniaux. Vous êtes jeune, vous savez pas, peut-être pas mais quand les Français étaient en Algérie, allez dire un français en Algérie jusque dans les années 50 que un jour ils vont partir un coup de pied au derrière ils t’auraient traité de cinglé. Le phénomène colonial est provisoire. Voilà, on l’a vu et on le verra d’ailleurs parce que déjà aux États-Unis le lobby sioniste est en train de perdre du terrain à une vitesse extraordinaire. C’est en France c’est c’est inimaginable. Ça n’a rien à voir avec la France, avec l’Allemagne aux États-Unis. Bon, c’est pas le sujet mais je crois l’avoir traité un petit peu mais peut-être qu’on le traitera de manière plus étendu. Mais donc en fait les jours du lobby sioniste aux États-Unis sont comptés. C’est une question peut-être de quelques années, hein. Donc en fait rien n’est éternel et justement peut-être que trop de trop d’impudence, d’arrogance ou c’està dire le le la goutte qui a fait déborder le vase aux États-Unis, c’est que Israël a poussé l’Amérique à faire une guerre à l’Iran. Et tout le monde le dire aux États-Unis, il faut voir enfin, il faut écouter les Américains. C’est la guerre d’Israël, c’est la guerre pour Israël et cetera et cetera. Ça matraque de partout. Et donc et ben les gens se disent « Merde c’est quoi ». Il y a une révolte et la preuve c’est la victoire de Mamdani c’est la future victoire d’un type qui s’appelle Michigan le nom m’échappe un musulman. Quand on l’écoute il faut voir enfin quel talent et cetera. Donc, il y a toute une nouvelle classe de politiciens aux États-Unis qui sont élus ou qui vont être élus parce qu’ils sont contre le lobby sioniste. Donc aujourd’hui, vous savez le phénomène historique, c’est-à-dire voilà, c’est un lobby qui a atteint son apogé jusqu’à mon avis jusqu’à la guerre en contre l’Iran. Ça a été le désastre. Voilà. Pourquoi le désastre ? Parce qu’ils n’ont pas gagné. S’ils avaient gagné, on aurait dit bon très bien voilà. Mais là le peuple américain là il paye très cher cette aventure militaire. Voilà. Et donc ben le lobby, il vit ces derniers jours. Donc on n’a pas enfin il faut pas en Europe c’est différent les gouvernements, il y a moins de liberté si vous voulez. Contrairement à ce qu’on pense, l’Amérique est un pays où la liberté est beaucoup plus grande. Enfin bon, je j’ai pas le temps de développer mais j’ai donné quelques indices comme ça. Donc en fait, je peux vous rassurer que voilà ce lobby, il en a profité et il continue d’en profiter mais il le sait, je veux dire, ils sont pas cons non plus, ils savent qu’ils vivent leurs derniers instants mais ils peuvent pas le reconnaître non plus. Donc et c’est pour ça d’ailleurs parfois quand un empire ou une force coloniale, elle sent que le terrain se dérobe, c’est la fin de sa puissance, c’est là où il devient dangereux, c’est là où il deviennent agressif. Voilà, tout l’agressivité aujourd’hui du lobby qui veut rien laisser passer. C’est la preuve par exemple avec ce documentaire qu’aujourd’hui j’ai dit que enfin c’est-à-dire qu’il y a quelques années, on aurait salué ces deux auteurs. On aurait dit « Ouais, c’est bien de regarder mais c’est insupportable parce qu’ils savent que ce n’est plus comme avant. » Voilà. Et donc ils deviennent hystériques, ils deviennent agressifs et ce faisant il s’enfoncent. Donc voilà. C’est de toute façon ce que je pense enfin je l’ai dit il y a 20 ans ça pouvait paraître bizarre. Il y a d’autres qui l’ont dit avant moi. Ne croyez pas que j’ai rien inventé. Mais voilà, c’est une aventure qui qui se terminera très mal à mon avis mais se terminera. Q : Très bien. Merci monsieur Cohen. Avant de te relaisser la parole, j’avais une autre question, Monsieur Cohen, c’est toujours sur le NaZa et l’évolution de la situation. Donc au-delà des responsabilités immédiates, quelles seraient selon vous les conditions minimales pour qu’une paix durable soit possible… C’est une question à laquelle on a peut-être déjà répondu, monsieur Cohen, mais bon, je la repose : Quelles seraient selon vous les conditions minimales pour qu’une paix durable soit possible entre les israéliens et les Palestiniens ? Et qu’est-ce qui empêche aujourd’hui de les réunir ? – Bon, on va répéter, le sionisme est incompatible avec la paix, si on n’a pas compris ça, je suis désolé de dire, on a rien compris au sionisme. Et c’est l’erreur des Arabes, voilà, de ne pas avoir, ou peut-être ils ont eu peur de le comprendre parce que il faut assumer aussi. Le sionisme est une idéologie dès le départ, même avant la création d’État d’Israël, c’était écrit, c’est dans leur mentalité, c’est dans leurs textes, ils peuvent pas vivre en paix, parce que le sionisme sait que son idéologie sera diluée dans la paix. D’abord parce que il faut qu’ils vivent comme Sparte. Netanyaou vous l’avez dit il y a quelques temps. Sparte vous savez dans l’antiquité on opposait la ville de Sparte à la ville d’Athènes. La ville de Sparte c’est la ville des guerriers. C’est le culte de la force de l’héroïsme et cetera. Athène c’est la philosophie. Et Israël s’est voulu le Sparte du Moyen-Orient, donc fondé sur la guerre. Pourquoi ? Parce que les sionistes, c’est leur mentalité, hein. Ils se disaient ceci, ce qui n’est pas faux non plus. Si on vit en paix, ça veut dire que les Juifs et les Arabes vont aller dans les mêmes écoles. Je vous rappelle que les Israéliens juifs et arabes ne vont pas dans les mêmes écoles, d’accord ? De la crèche jusqu’au bac. Donc ça veut dire qu’ils vivent séparés. Ils ne vont pas dans les mêmes boîtes de nuit. D’accord ? Ils n’habitent pas ensemble. Il y a pas des quartiers (communs). Donc la hantise des sionistes, c’est quoi ? C’est qu’on crée une société mixte à la libanaise par exemple. Ça c’est la hantise des sionismes. C’est la fin. Ils considèrent ça comme la fin du sionisme donc ils se sont construits comme une espèce de ghetto, de forteresse ethniquement pure. Bon, ils ont été obligés pour des circonstances et cetera d’avoir une minorité arabe, mais cette minorité, elle est enfermée dans un coin du pays, elle ne se mélange pas et cetera et cetera. Vous avez par exemple il y a 2 ans, enfin je sais pas si vous vous rappelez cette scène, il y avait un arabe israélien qui s’est marié avec une juive israélienne. Bon. Mais la salle de mariage parce que là-bas je sais pas comment ça se passe ici mais enfin bon il est de tradition de louer une salle, donc avec tout le tralala, mais la salle elle était entourée de plusieurs centaines d’Israéliens juifs qui menaçaient la mariée. Enfin, je veux dire, c’est c’est une hystérie. Ils vivent ça hystériquement parlant. Et donc ces deux facteurs, d’accord, vivre en tant que guerrier avec la force et cetera. et ne pas se mélanger. C’est pour ça que les sionistes peuvent pas vivre en paix. C’est ça qu’il faut comprendre. Et comment voulez-vous qu’un sioniste vive en paix avec un arabe parce ils le méprisent tellement. C’est un peu comme ce qui s’est passé en Algérie. Les Français ne pouvaient pas supporter l’idée qu’un indigène soit son égal. Enfin, il faut comprendre ce qu’est le colonialisme. Un français en Algérie, il pouvait pas supporter l’idée qu’un indigène puisse se dire son égal et le mener devant les tribunaux et cetera. Enfin, c’était inimaginable. Vous voyez ce que je veux dire ? C’était inimaginable. Voilà. Donc pour l’israélien, pour le juif, j’ai tellement de gens que je connais personnellement quand même, ils ont grandi dans cette idéologie sioniste. Ils ne peuvent pas s’imaginer vivre fraternellement avec des Arabes. Il peut pas y avoir de paix. C’est pas possible. C’est la guerre jusqu’à la fin. En fait cette terre de Palestine qui aurait pu tout à fait faire cohabiter un nationalisme juif et un nationalisme palestinien, les sionistes en ont fait une terre avec un seul nationalisme. Donc le nationalisme palestinien un jour il reprendra et il chassera le nationalisme juif…. surtout après tout ce qui vient de se passer, le fossé est trop grand. Enfin c’est le message que j’essaie de faire passer aux Arabes qu’ils soient marocains ou palestiniens ou n’importe qui. Vous pouvez pas faire la paix avec ces gens-là. Voilà. Les sionistes savent très bien jouer la comédie. Mais si vous saviez ce qu’ils pensent de vous, je vous assure. Bon voilà donc il ne peut pas y avoir (de paix). – Merci monsieur Cohen. Vous me lancez une perche vite fait avant de donner la parole, il y a une question pour vous là d’une intervenante. Donc c’est concernant donc l’Assemblée générale des Nations-Unies et le discours de Netaniaahu. Donc au moment de son discours, 77 délégations se sont retirées. Oui. et très peu de pays européens, je crois il y a eu la Slovénie, il y a quatre pays européens, après pour le reste, il y a pas mal de pays arabes, musulmans, africains, et tout ça. Et on enlève de cette liste bien sûr bah vous avez cité le Maroc, donc le Maroc et les Émirats. Oui. Donc qu’est-ce qui a empêché au Maroc de se retirer comme les 77 autres payspuisque même si c’est un pays normalisateur, on sait que quand même à majorité le Maroc défend la cause palestinienne et tout ça. Qu’est-ce qui fait que la délégation marocaine est restée figée ? – Parce que ce sont des diplomates qui pensent que c’est un geste à ne pas faire, voilà, qui est blessant, qui n’est pas opportun. C’est juste un symbole de soumission de plus. Les Émirats arabes unis, on le sait, je veux dire, le prince MBZ (Mohammed ben Zayed Ai Nahyane) rêve d’avoir un destin à la Netaniaou, c’est-à-dire de maître du d’une partie du monde. Voilà, en Afrique et cetera au Moyen-Orient, il a un rêve sioniste, Mbzel. Voilà, le Maroc c’est autre chose. Le Maroc n’a pas de ce rêve-là. Peut-être il a des ambitions plus modérées en Afrique du Nord et mais disons, il a choisi la collaboration totale. Voilà. Et donc il faut pas qu’il fasse le moindre, qui risque d’énerver le patron suprême. Voilà. Maintenant, ceci dit pour moi, les 70 pays qui sont sortis, c’est une très grande part d’hypocrisie, je suis désolé. C’est un geste symbolique, mais tous ces pays, j’aimerais bien qu’on cite un, les 70 pays qui sont sortis, qu’est-ce qu’ils ont fait pour Gaza ? Quand ils sortent, c’est pour moi c’est un acte genre, « attention je sors ». C’est bidon, c’est bien qu’il est fait. Mais qu’est-ce qu’ils ont fait ces pays pour Gaza ? Qu’est-ce qu’ils font encore aujourd’hui pour Gaza ? J’aime pas ces trucs un peu ostentatoires. De ces pays qui sont sortis combien collaborent secrètement et cetera avec Israël ! faut pas déconner quand même. – Ouais. 77 exactement. D’ailleurs tout à l’heure il y avait un commentaire aussi monsieur Cohen, c’était concernant le fait que malgré tout on laisse une tribune alors hop attendez. Hop hop. Oui, alors attendez. Malgré tout on laisse quand même la tribune à un chef de gouvernement qui a commis on peut le dire un génocide à Gaza depuis le 7 octobre et avec Oui, – avec la complicité bien sûr, je suis désolé avec la complicité de tous les autres. Voilà, je regrette. Non non, moi j’aime pas les les faux fuyants, les faux semblants et cetera. C’est terrible à dire mais tous ces pays regardez enfin il y a 57 pays de l’organisation de la conférence islamique ! 57 pays qu’est-ce qu’ils ont fait pour Gaza ? Même parachuter des vivres il fallait l’autorisation d’Israël vous imaginez l’humiliation… C’est toute la diplomatie mondiale que je mets en cause. Les diplomates, les hommes politiques sont des fils de [ |

