Guerre d’Algérie : ces massacres du FLN que la mémoire officielle préfère oublier

« – Mais pour en revenir à l’Algérie précisément à cette époque où les nationalistes français, qu’ils soient de souche européenne ou maghrébine s’affrontaient aux internationalistes obéissant aux intérêts étrangers, c’est au nom de l’Islam qu’une petite minorité sur les dix millions de musulmans se lancera dans une terrible guérilla. Le FLN usa alors de la terreur avec une violence extrême contre le million d’Européens, en un temps où pourtant chacun respectait les coutumes et la religion de l’autre. C’est pourquoi le FLN, parce qu’il n’était soutenu que par une infime portion sur les dix millions de la population musulmane, ne parviendra à ses fins qu’en terrorisant l’ensemble de la population grâce à ses bases arrières de Tunisie et du Maroc. Mais surtout grâce au soutien d’intellectuels et de politiciens de l’extrême gauche dans l’Hexagone. À l’époque, le socialiste François Mitterrand, en tant que ministre de l’intérieur a fait guillotiner une soixantaine de membres du FLN, puis il fit appel aux appelés du contingent, soit plusieurs dizaines de milliers d’hommes qui seront envoyés combattre en Algérie pour mettre un terme aux attentats qui ensanglantent la population européenne et musulmane. Les méthodes du FLN, te donnent maintenant une idée de la différence entre la barbarie du FLN et la guerre telle que nous la menions… Ce qui explique le recours à la torture pour prévenir la répétition de tels actes d’horreur menés contre les Européens et les populations musulmanes. Kabyles et Arabes réunis savaient ce qu’ils devaient à la France, et c’est parce que dans leur vaste majorité ils refusaient l’indépendance que le FLN ne pouvait les soumettre que par la terreur. Au point que le pharmacien Ferhat Abbas, un des piliers du mouvement indépendantiste, dégoûté par les exactions du FLN qu’il ne pouvait cautionner prit l’exil au Caire. C’est lui qui reconnaissait que “La France n’a pas colonisé l’Algérie, elle l’a fondée.” Quant au fils d’un instituteur kabyle, Belkacem Ibazizen il déclara “Avec ses écoles la France a fait faire un bond de 1000 ans aux Arabes.” Ces Algériens instruits savaient bien qu’à 80% les impôts étaient payés par les Français européens, et que 90% allaient à l’amélioration des conditions de vie des populations musulmanes. En Algérie, les salaires agricoles étaient les mêmes pour les Musulmans et les Européens, et bien qu’inférieurs à ceux de France ils étaient équivalents à ceux d’Italie et d’Espagne, et quatre à cinq fois supérieurs à ceux des Fellahs des bords du Nil en Égypte…

En métropole, l’intelligentsia majoritairement de gauche et pro-indépendance de l’Algérie fit alors passer pour réactionnaire les partisans de l’Algérie Française, ce qui divisa la France en deux camps et la 4e République en fut ébranlée. C’est pour gérer cette crise que fut formé en mai 1958 à Alger un Comité de Salut Public mené par le général Salan, le militaire le plus décoré de France, qui fit appel au général Charles De Gaulle, alors en retraite. À Paris, celui-ci accepta la charge présidentielle sur la base d’une nouvelle constitution. Et c’est ainsi qu’en 1958 la constitution de la 5e République fut taillée sur mesure pour le “Grand Charles”, qui en imposait du haut de ses 1,93m, mais surtout par sa vision politique. D’abord partisan de l’Algérie Française, le général De Gaulle contre toute attente fera volte-face en 1960 en décidant d’abandonner l’Algérie au FLN. Ceci provoquera en 1961 la rébellion du général Salan et de trois autres généraux en retraite ainsi que de nombreux militaires français, qui par leur putsch refusaient ce qu’ils considéraient comme une trahison de la part de De Gaulle. De là, en référence à la Résistance et son Armée Secrète, l’A.S., naitra l’Organisation Armée Secrète -l’O.A.S-, soutenue par les Pieds Noirs qui voulaient rester français. C’est alors que l’armée va s’acharner à réduire la résistance des Européens par tous les moyens allant jusqu’à torturer les partisans de l’OAS. En 1961, De Gaulle en métropole échappe à un attentat conduit par l’OAS. Il envoie aussitôt en Algérie, en plus des Gendarmes Mobiles et des CRS, des brigades spéciales anti-OAS : les “Barbouzes”, de sinistre mémoire ! C’étaient des agents en mission spéciale chargés des coups tordus et qui encadraient des repris de justice chargés de “poser des bombes au titre de leur mission anti-terroriste”. Sans éthique et renseignés par le FLN dont ils deviennent les collaborateurs pour éradiquer la résistance, les coupables, suspects, ou innocents, subissent les mêmes sévices, car la clémence et la pitié étaient inconnus des barbouzes. C’est ainsi qu’au nom de la France ils torturent sans distinction hommes, femmes et adolescents européens qui ont le malheur d’aimer cette région de France qu’était l’Algérie depuis cent trente ans. L’épouse d’un chirurgien et mère de famille nombreuse sera torturée pour avoir hébergé des membres de l’OAS. Devant l’état de sa femme, son mari, professeur à la Faculté de Médecine d’Alger, refusera de signer la lettre que l’armée française voulait lui faire signer le priant de s’engager à ne pas porter plainte. Sache que des officiers supérieurs qui mirent eux-même la main à la pâte se virent récompensé par De Gaulle qui accéléra leur promotion. C’est pourquoi “Il est des hontes à côté desquelles mourir n’est rien”, a dit un homme d’honneur. En Mars 1962, la reddition de la France pourtant maître du terrain entraîne une révolte dans le quartier populaire de Bab el Oued devenu un bastion de la résistance de l’OAS, dont un commando attaque des militaires français. La réplique est sanglante et ce quartier abritant 50 000 hommes, femmes et enfants est mitraillé par l’armée et par l’aviation. L’eau et le ravitaillement étant coupé, c’est ce qu’on appellera “le siège de Bab el Oued”. L’armée française devient alors une arme de terreur tuant les Français d’Algérie, ceux-là même qui au sein de l’Armée d’Afrique avaient libéré le sud de la France du joug nazi.

Les commandos de l’OAS quittent l’Algérie pour l’Espagne fin juin 1962 après quatorze mois de combats. À la suite de huit ans de terrorisme contre les civils musulmans et européens, le FLN obtient l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962, jour de la prise d’Alger par la France en 1830. Ce qui donna lieu au massacre de plus de 3000 Pieds Noirs. Malgré les accords signés entre les deux parties les autorisant à rester sur leur terre natale, cette tentative de génocide envers les Européens d’Algérie connut son sommet d’horreur à Oran. Une véritable chasse à l’européen s’y déchaîna, et malgré le courage de certains musulmans qui sauvèrent la vie de quelques européens, les 16 000 soldats français étaient enfermés dans leurs casernes, et parmi eux des jeunes conscrits pieds noirs, mis aux arrêts pour s’assurer qu’ils n’interviennent pas. Ce bain de sang avait été prémédité et fort bien préparé pour effrayer les Européens dont certains furent torturés, vidés de leur sang et retrouvés pendus à des crochets de boucher. De Gaulle informé heure par heure au téléphone de la situation a interdit à l’armée française de protéger les Pieds Noirs, par respect des “Accords d’Evian”. Ce traité est donc considéré par les Pieds Noirs comme une trahison de l’état français au bénéfice du FLN. Alors qu’entre les combattants du FLN repliés en Tunisie et au Maroc, soit près de 25000 en plus des 5000 combattants du FLN dispersés en Algérie de la frontière tunisienne jusqu’à la frontière marocaine, le FLN disposaient de moins de 30 000 hommes au total. Or, depuis 1957 le nombre de Harkis, ces supplétifs de l’armée française, n’avait cessé de progresser en soutien à l’état français. Pour ce qui est des 5000 combattants du FLN sur place, ils se terraient dans les grottes, ne pouvant plus pénétrer dans les villages puisque l’armée avait repris le contrôle du territoire. Le nombre de Harkis, ces forces auxiliaires de l’armée française avaient gagné en nombre depuis 1957. Aussi, en plus de près de 500 000 appelés du contingent et cadres présents sur-place de 1956 à 1962, l’armée française comptait environ 250 000 Harkis, ce qui démontre le faible support de la population indigène pour l’indépendance. Ceci explique le régime de terreur auquel le FLN soumettait les musulmans, à défaut de soutien spontané. Le terrorisme était déjà la marque de fabrique de ces indépendantistes sur leurs congénères, car la peur est à la base de tous les pouvoirs musulmans.

Si la guerre militaire était gagnée sans conteste par l’armée française au printemps 1962, la politique en avait décidé autrement. Conscients des pressions étrangères subies par De Gaulle auxquelles s’ajoutait la toute puissante gauche pro-indépendance, nous voulons croire que c’est par raison d’état que le Général parjura son honneur d’officier en abandonnant les Français d’Algérie, en plus de la terre qui les avait vu naître…  Quant aux Harkis, pour avoir pris le parti de l’Algérie Française ils furent massacrés à l’exception d’environ 100 000 d’entre eux qui parvinrent à embarquer. »

extrait d’ https://eveilleursdelaube.fr/ de Salik de Bonnault

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