Le contexte historico-théologique est ici indispensable à la compréhension et appréciation de ce très bon papier de Laurent Guyénot, devenu historien sur le tard après un début de carrière comme ingénieur. Ce qui témoigne d’un niveau de recherche d’exactitude (chère au Pr. Faurisson, le père du Révisionnisme Historique, l’ayant amené à devenir « négationniste » de la Shoah) faisant défaut aux historiens en cour, ou plutôt de cour puisque les plateaux TV sont devenus le lieu d’expression des courtisans… 😛
« L’empire romain allait quant à lui se doter à partir du Concile de Nicée en 325 d’une religion politique fondée sur la croyance en un nouveau dieu solaire transcendant tous les autres : Jésus-Christ, mourant puis ressuscitant tel le soleil au printemps. Ce qui l’identifiait aux dieux antiques morts et ressuscités, tel que Mithra ce dieu solaire né d’une vierge, mourant puis ressuscitant, dont le culte ramené de Perse par les légions s’était progressivement imposé à Rome. La cité du Vatican est construite sur un ancien temple dédié à Mithra, et le 25 décembre était la grande fête annuelle des adorateurs de Mithra, puisqu’il marque le retour de la lumière avec les jours qui s’allongent dans l’hémisphère Nord.
C’est ainsi qu’à des fins politiques, par son fondement monothéiste et centralisateur le Christianisme allait fournir une colonne vertébrale religieuse à l’empire romain, sur laquelle s’appuiera l’empereur et à sa suite les couronnes d’Europe dépendant de son pouvoir.
Or, Arius proclama à Nicée en 325 que Jésus-Christ n’était pas Dieu, mais un être humain créé directement par Dieu. Jésus en tant qu’homme créé et mortel est éphémère comme tout être humain, contrairement à Dieu l’Incréé, Esprit éternel, Source de toute vie et Énergie qui fait tourner les mondes.
Arius fut alors frappé d’hérésie, alors que sa position théologique était présente dans le sud de la Gaule, en égypte, au Moyen-Orient, ainsi que sur la rive orientale de la Mer Noire. Elle se diffusera ensuite sur la rive occidentale de la Mer Noire, d’où partirent les Wisigoths dans leur marche sur Rome en 410. En 380, le Christianisme était devenu la religion officielle de l’empire romain, puis le Concile de Chalcédoine en 451 imposera la sacro-sainte Trinité d’un Dieu formé de trois entités : Dieu le Père, son fils Jésus et le Saint-Esprit. C’est le dogme fondateur commun aux églises Romaine Catholique, Orthodoxe et Protestante, ainsi qu’aux Chrétiens d’Orient et aux innombrables sectes protestantes des USA.
Par conséquent, les Juifs et les Musulmans considèrent les Chrétiens comme des polythéistes, des idolâtres.
Or, l’Arianisme des disciples d’Arius descendait de l’église Nazaréenne fondée par Jacques, frère aîné de l’apôtre Jean, dit Jacques le Majeur selon Rome (frère de Jésus, selon les Cathares), qui jusqu’à sa mort transmit depuis Jérusalem le message de Paix et d’Amour de Jeshua ben Joseph, Jésus le Nazaréen, alias Jésus-Christ.
(…) La question demeure : mais qui donc avait initié dès le 1er siècle dans le sud de la Gaule ce Christianisme originel, dénommé Arianisme par la suite ?
Vers 500, le roi franc Clovis, un puissant roi barbare païen respecté par Rome, sous l’influence de sa femme Clotilde se convertit à l’Église Catholique Apostolique Romaine, et s’engage à être le Lieutenant du Christ. Nait ainsi le lien entre l’Église Romaine et la monarchie des Francs, qui obtient de la sorte un blanc-seing de l’évêque de Rome devenu Souverain Pontife, c’est à dire le Pape. Celui-ci était reconnu comme l’héritier des empereurs romains, portant le titre de Pontifus Maximus, ou Souverain Pontife, depuis la mise en place de la prétendue « Donation de Constantin » de 315-317, un faux manifeste abusivement attribué à Constantin, et qui donnait les pleins pouvoirs à l’évêque de Rome. Ainsi, le pouvoir de Clovis s’appuyant sur celui de Rome et réciproquement, la France sera surnommée « la fille aînée de l’église », alors qu’elle en était déjà la sœur aînée depuis plusieurs siècles.
(…)– Hérésie: pensée, opinion qui s’oppose au dogme –
Antérieurement à l’installation dans la Haute Vallée de l’Aude vers 412 des Wisigoths ariens ou Arianistes venus de Bulgarie, le Christianisme originel fortement enraciné dans le sud de la Gaule était déjà taxé d’« hérésie Arienne » par la toute nouvelle et conquérante Église Romaine. En 361, l’évêque catholique Hilaire de Poitiers convoque le premier concile de Paris afin de condamner l’Arianisme et destituer les évêques ariens.
À la fin du 12e siècle, en remettant en question la prééminence de l’Église Romaine « l’hérésie cathare » allait fournir un alibi religieux de premier ordre aux visées de contrôle absolu du roi de France, Philippe Auguste (1165-1223).
Ainsi, la « Croisade des Albigeois » fut lancée à la fois au nom du roi et du pape pour anéantir les Cathares, parce qu’ils niaient la divinité de Jésus-Christ le considérant comme un simple émissaire du Bon Dieu, le Créateur de l’Univers. »
extrait du Prologue Historique d’ https://eveilleursdelaube.fr/– écrit dans la Haute Vallée de l’Aude en Pays Cathare.
https://odysee.com/@didi18:e/La-christianisation-du-savoir-par-Laurent-Gueynot:6

