L’Iran vient de devenir le premier État totalement dédollarisé. C’est pourquoi il est bombardé.

Je me dois d’ajouter que tout comme la Corée du Nord, la banque centrale d’Iran échappe à Rothschild qui contrôle toutes les autres banques centrales de la Planète, même celle des pays qui ont soldé leur dette étatique telle la Russie grâce à Poutine.

Ceux qui liront https://eveilleursdelaube.fr/comprendront pourquoi Rothschild après avoir saigné les US et l’UE via les délocalisations industrielles vers l’Extrême Orient au faible coût de main d’oeuvre a transféré depuis une douzaine d’années ses avoirs d’Occident vers la Chine. Laquelle depuis la fin 19e siècle passa progressivement sous son contrôle à la suite des Guerres de l’Opium, puis totalement depuis 1949  au moyen de son homme de paille Mao Tsé Toung.

« Les US sont un veau d’or que nous saignons à blanc » dixit Benjamin Netanyahu, des années en arrière.

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Christine Deviers-Joncour Officiel :

« L’Iran vient de devenir le premier État totalement dédollarisé. C’est pourquoi il est bombardé.
Tous les regards sont tournés vers les missiles, les armes nucléaires et les bases aériennes.
La véritable ligne rouge franchie par l’Iran est financière.
Entre 2024 et 2025, Téhéran et Moscou ont discrètement mis en place ce qu’aucun autre État sous sanctions ne possède : une alternative quasi complète au système du dollar, qui fonctionne réellement et pas seulement dans les discours.
Trois piliers sont essentiels.
Premièrement, les paiements. Le réseau iranien Shetab et le système de cartes russes Mir sont désormais techniquement intégrés et pleinement opérationnels.
La première phase a permis aux Iraniens d’utiliser leurs cartes nationales pour retirer des roubles aux distributeurs automatiques russes.

La deuxième phase, achevée en 2025, permet aux Russes d’utiliser Mir en Iran pour les paiements NFC courants. La troisième phase assurera une interconnexion fluide dans les deux sens.
 Il ne s’agit pas d’un simple protocole d’accord.
C’est un système de paiements fonctionnel, au niveau du commerce de détail, où Visa, Mastercard et l’OFAC sont superflus. Deuxièmement, la messagerie et la compensation. Le système interbancaire iranien SEPAM était relié au SPFS russe, la plateforme post-SWIFT que Moscou a commencé à développer après 2014.
Cela permet aux banques iraniennes et russes d’envoyer des instructions de paiement, de régler des transactions commerciales et d’octroyer des lignes de crédit en rials et en roubles sans jamais passer par SWIFT.
Volodin s’est vanté que plus de la moitié des échanges bilatéraux se font déjà en monnaies nationales, le rouble et le rial étant majoritaires, le dollar étant totalement exclu de ces relations. Troisièmement, les effets de réseau. 

C’est là que cela compte pour Washington. L’Iran a rejoint les BRICS et a conclu un accord de libre-échange avec l’Union économique eurasienne. Le CIPS chinois et le RMB sont de plus en plus utilisés pour le règlement des échanges de pétrole et de marchandises entre la Russie, l’Iran et un groupe d’États voisins des BRICS. Ce qui était autrefois une solution bilatérale de contournement est en train de devenir un écosystème restreint mais cohérent : des cartes fonctionnant dans les deux sens, des banques communiquant en dehors de SWIFT, du pétrole et des marchandises payés en roubles, en rials et en yuans.
 Si l’on se place du point de vue d’un responsable du Trésor américain, c’est le pire scénario. Pour la première fois, un État sous sanctions n’a pas seulement survécu en dehors du dollar, il a bâti une alternative fonctionnelle avec une puissance du G20 et l’a intégrée à un bloc de dédollarisation plus vaste.
L’Iran ne se contente pas de contourner les sanctions ; il démontre qu’il est possible de les contourner structurellement.
Du point de vue de Washington, cela représente un franchissement d’une autre ligne rouge.

 Il est une chose que la Russie ou la Chine parlent de dédollarisation lors des sommets des BRICS. Il en est une autre que l’Iran et la Russie intègrent réellement leurs systèmes de paiement, synchronisent leurs communications bancaires et commencent à effectuer des échanges d’énergie et de biens sans aucun passage par le dollar.
 Il ne s’agit pas de rhétorique. Il s’agit d’une attaque directe contre le principal instrument de puissance des États-Unis : la capacité d’instrumentaliser le dollar et son système. Vu sous cet angle, la guerre actuelle prend une autre dimension.
 Il ne s’agit pas seulement d’armes nucléaires, de missiles ou de « dissuasion ».
 Il s’agit d’une expédition punitive contre le premier État à s’engager pleinement dans une dédollarisation opérationnelle avec une grande puissance. L’Iran et la Russie ne se sont pas contentés d’affirmer leur volonté d’instaurer un système multipolaire ; ils ont entrepris de le mettre en place.
 La riposte consiste à bombarder le pays qui s’est lui-même imposé comme cobaye.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis poursuivaient également une politique de dédollarisation, ce qui explique en partie pourquoi les États-Unis et Israël leur infligent de lourdes sanctions. »
…..
Et deux autres infos:
-un sénateur américain d’origine asiatique a déclaré que les vidéos Epstein accablent Trump, donc seule l’escalade en Iran lui permet de gagner du temps,
-si effectivement un sous-marin US a coulé un navire iranien dans l’Océan Indien et un transporteur russe a été attaqué au large de la Lybie, on peut s’attendre à une guerre maritime; il va falloir faire comme durant le confinement, stocker du PQ, du sucre, de l’huile et des pâtes. »

Pour marque-pages : Permalien.

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