« Les Troubadours, ces poètes souvent chevaliers, devenaient des érudits parce qu’ils voyageaient et s’aventuraient alors en direction des Indes. C’est dans le Khorassan, cette province du nord de l’empire perse à cheval sur l’Iran et l’Afghanistan, que les troubadours enivrés par les rythmes et les mélopées orientales en apprirent la langue, le Farsi. Tout pénétrés des finesses de la langue persane, certains troubadours au cœur pur avaient été initiés par des confréries soufies à un autre niveau de célébration des sentiments humains. Celui où l’amour envers le Divin inspire les mystiques, et se confond par la beauté des vers qui L’évoquent avec l’amour porté à la bien-aimée.
Le grand mathématicien et astronome perse Omar Khayyam avait dès le 12e siècle élevé les esprits de son temps par sa liberté de ton envers la religion, dont il se passait fort bien pour comprendre le cosmos et le souffle qui l’anime. Plus tard, son compatriote, le poète Rumi (1207-1273), mystique musulman et fondateur de l’ordre soufi des Derviches Tourneurs, posera les jalons du dialogue inter-religieux avec l’ordre des Franciscains créé par François d’Assise (1182-1226). Touchés autant par la musique de ces lumineux Soufis que par la brûlante intensité de leurs vers, les Troubadours revinrent porteurs de cette notion poétique où le temporel en se fondant dans le spirituel élève la nature du sentiment amoureux vers les cimes de l’idéal. Ainsi, les Troubadours allaient-ils transcrire le « fol amour » du transport amoureux, non pas en latin, mais en Langue d’Oc. En détournant l’énergie guerrière au moyen du Trobar, l’art de trouver le mot juste, les Troubadours inspiraient les chevaliers du Sud à exprimer la noblesse de leurs sentiments à la dame de leur coeur. En élevant la gamme des sentiments à son point d’incandescence ultime par une allégorie divine, le « Fin Amor » des Troubadours allait donner naissance à l’Amour Courtois à la cour des Comtes de Toulouse et d’Aliénor d’Aquitaine. C’est ainsi que depuis le 12e siècle le mariage chrétien consacre le consentement mutuel en demandant « Acceptez-vous de prendre pour époux … ? », par opposition aux mariages forcés où les jeunes-filles sont vendues tel du bétail. »
extrait du Prologue Historique d’ https://eveilleursdelaube.fr/, pour vous rappeler vos racines occultées par la Franc-Maçonnerie tombée entre les mains de la Synagogue de Satan.

