« Pire encore, aux USA, parmi les boys de retour d’Afghanistan ou d’Irak, avec plus de vingt suicides par jour l’armée US enregistre plus de morts qu’au combat!… De toutes façons, la guerre ne se fait plus entre nations, mais entre groupes multinationaux par pays interposés; ils tirent les ficelles des hommes politiques en place dans chaque pays, qui n’est autre à leurs yeux qu’une part de marché convoitée. Je ne t’apprends rien, mon cher neveu, tu dois savoir tout cela mieux que moi. Car « Ce ne sont pas les militaires qui déclarent les guerres, mais les politiciens », disait avec lucidité le général William Westmoreland.
Je me félicite d’avoir tiré ma révérence, ce qui m’a permis de revenir à mes chères études. Ainsi, j’étudie la santé qui est liée à l’alimentation, donc à l’agriculture ce qui est aussi mon domaine, car il faut les nourrir ces chevaux, surtout l’hiver… C’est pourquoi nous cultivons de l’avoine et des plantes fourragères. De plus, tes arrière-grands-parents avaient une bonne bibliothèque d’ouvrages du début 20e siècle consacrés à la santé naturelle. C’était la génération de l’abbé Kneipp et des Hygiénistes. Aussi, pour avoir hérité de ces livres dans lesquels je me suis plongé ces dernières années, j’ai tenté de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Et par l’étude du terrain, agricole et humain, j’ai compris la gravité de la situation actuelle, car le parallèle est évident. Héraclite disait, cinq cents ans avant Jésus-Christ, « la santé de l’homme est le reflet de la santé de la terre ». J’ai lu les agronomes écologistes, tels que Claude Aubert, Pierre Rabhi, Claude Bourguignon et sa femme, Lydia, dont l’analyse microbiologique du sol est probante quant aux dégâts commis par l’agriculture industrielle et chimique. Et si je te cite ces noms, c’est parce qu’ils ont écrit des livres grand public, qui vont bien au-delà de l’agronomie et qui pourront t’intéresser. C’est de notre survie qu’il s’agit aujourd’hui, et ces gens de terrain sont les bienfaiteurs de l’humanité souffrante. Tout comme Dominique Guillet, le fondateur de Kokopelli, l’association qui protège les semences anciennes reproductibles ; pour chaque sachet de graines acheté trois ou quatre euros, Kokopelli offre un sachet à un paysan indien ruiné par les OGM. Kokopelli est basée au Mas d’Azil en Ariège, fameux pour ses vestiges préhistoriques de la période magdalénienne. Kokopelli est présent à Auroville en Inde, et ils ont également un centre dans les Andes où ils produisent et distribuent des semences ancestrales. Depuis 2005, date de la création d’Equi-Libre, ta tante n’a eu de cesse de faire signer des pétitions pour défendre Kokopelli, traînée en justice par un système agricole totalement criminel. Elle t’en parlera mieux que moi. Il faut un sacré cran à des gens comme Guillet pour résister face à ces lobbies de l’agriculture chimique qui achètent les parlementaires. Ces agronomes ont beaucoup à nous apprendre sur la primauté du terrain que l’agrochimie ne cesse de carencer avec des intrants chimiques. C’est du doping, et tu connais le résultat ? Les athlètes dopés meurent jeunes ! Alors, après un siècle de dopage intensif, je te laisse imaginer l’espérance de vie des terres en agriculture chimique… elles sont brûlées !
(…)
A croire qu’ils veulent imposer à l’humanité de nouveaux moyens d’agresser encore un peu plus la Mère Nature, en épuisant les terres fragiles de la Grande Forêt Pluviale, cet indispensable poumon humide de Gaïa de la ceinture équatoriale…
L’Huile de Chanvre est LA Solution ! Depuis que l’ingénieur Rudolf Diesel l’utilisait fin XIXe, début XXe pour alimenter ses moteurs. Puis, il y a un siècle le pétrole l’a emporté et depuis, les bateaux, les machines industrielles, les camions, puis les automobiles sont tous passés d’un carburant végétal non polluant à des moteurs fonctionnant exclusivement à l’huile minérale, THE Pétrole ! LA source de tous les maux accablant l’Humanité et Mère Nature ! …
A l’inverse, en matière de santé le Cannabis est une panacée car l’huile de Cannabis est parée de toutes les vertus. Et si tu savais les multiples utilisations de ses fibres pour la construction, la fabrication de papier et de toiles inusables… D’où son bannissement injuste de nos campagnes, financé par les industriels de la pâte à papier abattant les arbres et l’industrie textile synthétique polluant nos rivières, alors que le chanvre est en réalité le meilleur ami de l’Homme depuis des milliers d’années !
Cédric était assommé, hébété par ce qu’il apprenait.«
extrait d’ Eveilleurs de l’Aube #1 Remise en Question © Salik de Bonnault

